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Petites phrases :

" Un homme ment-il quand il déclare ouvertement " Je mens " ? Fedor Dostoievski, Souvenirs de la maison des morts

"L'amour est un piège tendu à l'individu pour perpétuer l'espèce." Schopenhauer

"The piano keys are black and white, but they sound like a million colours in your mind..." Chanté par Katie Melua (j'adore)

"Je n'aime pas l'idée d'avoir à choisir entre le ciel et l'enfer : j'ai des amis dans les deux ." Mark Twain

Y'a pas d'sots métiers y'en a quand même de très mal payés... Anis

On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. JW Goethe

Une voiture roulant à l'énergie solaire doit-elle être équipée d'essuie-glaces ?

Le signe le plus profond du mal être amoureux de notre société actuel c'est que Facebook ait ajouté un statut "c'est compliqué" dans le statut de la relation. (Lu sur
http://bashfr.org)

J'aime le mâle qui fait l'amour, j'aime pas l'amour qui fait mal...


We're not here for a long time, we're here for a good time.
Lu dans un restau à Bureau Beach, Langkawi, Malaisie

Le cinéma est un art, la télé est un meuble
. Lu à Avignon

Nagasaki ne profite jamais. Jean-Luc Fonck, Sttellla

« Dans une société bien organisée, quoique personne ne puisse parvenir à tout savoir, il faut néanmoins qu'il soit possible de tout apprendre. » (Talleyrand, Rapport sur l’instruction publique, septembre 1791).

Avant, en France, on avait la gauche caviar. Maintenant, on a la droite cassoulet : une petite saucisse et plein de fayots autour. Anne Roumanoff

Ce n'est pas le peuple qui devrait craindre le gouvernement, mais le gouvernement qui devrait craindre le peuple.  Thomas Jefferson


La légendaire pétogénie du cassoulet n’est qu’un ragot malveillant, probablement diffusé sournoisement par les géants du fastfood pour nuire à ce concurrent joyeux. Trouvé sur un blog marrant : http://jeromeestebe.blog.tdg.ch/plaisirs-carnes/je-vous-dessine-mon-cassoulet.html

 

"On ne trouve jamais le temps, on ne peut qu'employer au mieux celui qui nous est imparti." Robin Hobb, l'assassin royal. Merci à Minette pour cette citation.

 

Ne buvez pas au volant, buvez à la bouteille. (lu dans mon bar à vins préféré de Privas, Le Bouchon Littéraire, 2 place de l'hôtel de ville, tel : 04 75 20 80 54)

 

C'est parce que la vitesse de la lumière est plus grande que celle du son que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con.  

" Non, Zola n'est pas un fromage italien, Poe ne se change pas à 30 000 km, et Rabelais ne veut pas dire petit et costaud..." Lu à la librairie Charlemagne de Toulon.  

" Dieu que la vie est belle, même si l'on en meurt quelquefois." Prévert
 

Petit à petit, l'oiseau fait son nid. Piti à piti, li dromadaire rentre dans li couscoussier...

" La civilisation est un état transitoire qui ne présage en général rien de bon." Cyrille Kaszuk
 

L'absence de poils de barbe est la preuve que sur l'échelle de l'évolution de l'espèce, les navajos sont beaucoup plus éloignés du singe que tous ces hommes blancs velus. " Tony Hillerman, Le premier aigle.


" Ni Dieu, ni maître, que des maîtresses. "
Gérard Mordillat, Les vivants et les morts.


" La réalité c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire. "
Philip K. Dick


"
  Ceux qui ne participent pas à la bataille participent à la défaite. " Bertold Brecht


Mardi 7 juillet 2009
Pays de pierre, en effet... La pierre est partout : dans la nature, sous forme d'orgues basaltiques, de cheminées de fées, de falaises, de gorges vertigineuses, sculptée en khatchkhars (croix de pierre) d'une finesse hallucinante, dressée en menhirs à l'observatoire de Karahounge, taillée pour construire les innombrables églises et monastères aux quatre coins du pays.

Pays volcanique, pays d'altitude : le point le plus bas du pays est à 1000 m, et le sommet de la chaîne de l'Aragatz culmine à plus de 4000 m. Le mont Ararat, qui même s'il a été "volé" à l'Arménie en reste le symbole le plus fort et le plus représenté domine la plaine d'Erevan de ses 5165 m.

La pierre est aussi sous nos pieds : l'obsidienne y est si commune qu'elle sert à faire le ciment, on en ramasse des morceaux partout. Les constructions sont faites de basalte gris ou de tuf rose. Erevan était surnommée la ville rose, car construite entièrement en tuf aux multiples nuances de rose.

Dans le petit monastère de Gndevank, qui semble s'être endormi en nous attendant il y a quelques siècles, une bande dessinée de pierre. Nous en verrons beaucoup d'autres, en particulier à Noradouz. Ces pierres tombales racontent les circonstances de la mort du défunt...




Toujours à Gndevank, un bélier de pierre fait le guet.



Dans toute l'Arménie un bestiaire pétrifié nous attend. Ici, une chimère au caravansérail de Sélim.



Ce caravansérail qui date de 1332 a été construit par un prince Orbelian pour abriter les voyageurs : son fils avait en effet trouvé la mort dans une tempête de neige à cet endroit. D'extérieur, un long bâtiment bas, sans ouvertures. Dedans, 3 travées, une de chaque côté destinée aux animaux, et une travée centrale pour les voyageurs. Un puits de lumière au milieu du bâtiment, mais il faut du temps pour s'habituer à l'obscurité. Ce caravansérail est dans un état de conservation exceptionnel, bien que semblant à l'abandon. A côté, des arméniens font cuire des grillades, nous invitent à les partager, et posent avec nous pour la photo !



A Noravank, cette pierre tombale exceptionnelle représente un lion de taille humaine. La sculpture est d'une finesse incroyable, mais rien ne nous empêche de marcher dessus...

A Noravank, toujours, cette rarissime représentation d'un Dieu le Père débonnaire et joufflu. Je crois que c'est une des seules représentation de Dieu en Arménie : en principe on n'y trouve que des sculptures de la vierge à l'enfant, ou les fameux khatchkhars.





La pierre est partout, mais les fleurs aussi, qui poussent carrément dans le basalte...



Ici, dans le val des orgues à Gndevank. il y avait beaucoup de brouillard...




De faux airs de "Monument Valley" autour de Sissian.



Des formes étranges, comme des tours de garde...



Et partout, partout, des orgues basaltiques. ici à Djermouk.



Oeuvre humaine cette fois, la forteresse de Smataberde domine fièrement deux vallées avec son allure de grande muraille.



Dans le monastère en partie troglodyte de Gheghard, cette salle à l'acoustique fabuleuse a été entièrement excavée dans le rocher à partir de ce puits de lumière. Nous avons eu le privilège d'y entendre un concert de musique sacrée et populaire...



L'observatoire de Karahunge (ou Zorats Karer) est plus ancien de 2000 ans que Stonehenge. Les spécialistes pensent qu'il servait aussi à des observations astronomiques. Des trous ronds et réguliers ont été taillés dans le haut des menhirs.



Près du lac Sevan, des milliers de khatchkhars vieux de plusieurs siècles jusqu'à nos jours nous attendent dans le cimetière de Noradouz. En Arménie, les croix ne sont pas découpées en forme de croix, mais sculptées sur des pierres plates. Vestige vivace du culte du soleil zoroastrien, y figurent aussi toujours le disque solaire et l'arbre de vie.

Il y a des khatchkhars partout : on marche dessus, ils sont taillés à même le rocher, sculptés en ex-voto dans les murs des églises, réutilisés pour consolider un mur... De tuf ou de basalte, les plus fins sont de véritables dentelles de pierre. Le plus célèbre sculpteur et architecte, Momik, qui vécut au XIII° siècle est enterré à Noravank et a sculpté lui même sa pierre tombale. Alors qu'on lui doit certaines des plus exceptionnelles dentelles de basalte (aujourd'hui dans les musées), son khatchkhar-pierre tombale est très simple, très modeste. Il est toujours adossé à l'une des églises de Noravank, et l'on pourait marcher dessus sans s'en apercevoir...




A côté du fort d'Amberd, quelques morceaux de khatchkhars dressés en un autel bucolique.


 
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Mardi 30 juin 2009

table d'hôte à Garni

En effet, comment mieux commencer à vous parler de l'Arménie que par la table ?

Premier repas, premier émerveillement : sur la table, tout un tas de petits plats, salades, charcuteries, fromages, et surtout, surtout : des bouquets d'herbes aromatiques, basilic, persil, coriandre, aneth, cébettes... à croquer à volonté tout au long du repas.

Tomates et concombres sont à l'honneur, et aucun repas ne se conçoit sans eux. A côté, des salades toujours différentes, de toutes couleurs et de toutes textures.

Il faut parler aussi du "lavash", cette sorte de galette très fine qui remplace le pain et qui est toujours fabriquée de façon artisanale et selon une méthode qui remonte à la nuit des temps. La pâte est mise à lever toute la nuit. Le lendemain, elle est roulée et étirée en une sorte de crèpe très fine, plus ou moins ovale, de 60 X 25 cm. A l'aide d'une sorte de coussin de la même forme, cette galette est collée sur les parois d'un four cylindrique, creusé dans le sol, et chauffé par en dessous. En quelques secondes, la pâte cuit, dore, grille un peu. Elle est ensuite découpée en bandes de 20 cm de large et servie à table. Fraîche, c'est un délice. Laissée à l'air, elle sèche et devient dure et un peu caoutchouteuse. Dès qu'on la garnit de légumes ou de salades, elle redevient moelleuse.


fabrication du lavash


On ne saurait oublier aussi le fromage blanc : une grande jatte est servie, et sert à assaisonner légumes et salades.

Touristes que nous sommes, nous extasiant sur ce premier repas, nous avions négligé le fait que ce n'étaient que les entrées... Suivit un plat de viande avec des légumes chauds pour lequel plus personne n'avait faim !

Heureusement les desserts sont dans l'ensemble très légers : fruits le plus souvent, parfois gâteaux peu appétissants (genre génoise et crème) et une fois des sortes de baklava rustiques mais très bons.

Le repas se termine par un café arménien, un thé noir, une infusion (menthe ou thym) ou un nescafé... Il n'y a pas de café "classique", et la seule alternative pour ceux qui n'aiment pas le café arménien est le nescafé, d'ailleurs facturé 2 fois plus cher que le café arménien.


Notons que si ce premier repas nous avait émerveillé, les suivants nous ont permis de nous "blaser" un peu, puisque le menu  a été le même tout au long des 25 repas. Seules changeait la composition des salades, et la nature du plat chaud servi ensuite : parfois soupe, parfois brochettes, parfois viande en sauce, parfois poisson. Mais quant à moi, je ne risquais pas de m'en plaindre : donnez moi des légumes et je suis heureuse. D'ailleurs, la première chose que j'ai faite en rentrant : acheter des tomates, des concombres, et mettre des bouquets d'aromatiques sur la table.

Si l'on ajoute à ça que l'agriculture semble tout à fait bio, par la force des choses (les traitements et engrais, ça coûte cher) et extrèmement peu mécanisée, un voyage en Arménie c'est un  vrai voyage santé : des légumes bio à tous les repas, peu de viande, des fruits... on est en plein régime crétois ! D'ailleurs, tout en mangeant comme un ogre, j'ai perdu un peu de poids pendant ces 15 jours.



Pour des français peu habitués à voyager,  le petit déjeuner surprend : gâteaux, légumes, feuilletés de viande, voire plat chaud de viande et de légumes... un vrai repas en somme.

Dois-je mentionner la vodka au chapître repas ? La vodka arménienne est tout à fait excellente (on a abondamment testé la marque  Avshar) et ce qui ne gâte rien, elle coûte 2 € le litre... On trouve aussi toutes sortes d'alcools de fruits : mûre, abricot, prune.

Un des premiers mots que nous avons maîtrisé en arménien : la mûre du mûrier se dit "tout(e)" par opposition à la mûre du roncier qui se dit "moch(e)"... Qui a dit que les voyages ne formaient pas la jeunesse ?


le marche central à erevan





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Vendredi 19 juin 2009
En attendant d'être suffisamment redescendue sur terre pour vous narrer mon voyage en Arménie (c'était génial, plus d'infos bientôt), voilà deux petites recettes de gâteaux qui n'ont rien d'arménien.

En fait leur caractéristique commune c'est de ne pas payer de mine et d'être absolument sublimes. Des gâteaux discrets en somme.... En plus, faciles à faire et à transporter, que demande le peuple.




La recette du premier vient de Marielle, et c'est une merveille de noix et de miel, sous une bête apparence de gâteau yaourt ! C'est également un gâteau mathématique, en l'occurrence un 5/4 !

Faire fondre 100 g de beurre et 100 g de miel dans une casserole, et y ajouter 100 g de farine, 100 g de noix hachées, 100 g de sucre et 1 jaune d'oeuf. Cuire 30 mn à 150 ° dans un moule à cake ou à manqué. On peut aussi en faire des petits gâteaux individuels en utilisant des caissettes en papier.

Attention, addiction immédiate !




La deuxième recette vient de Rosemary, et c'est le meilleur gâteau aux carottes que j'aie jamais mangé.
Préchauffer le four à 170 °
Eplucher et râper finement 300 g de carottes
Faire fondre 150 g de beurre puis le mélanger à 200 g de sucre.
Ajouter ensuite en mélangeant au fur et à mesure :
- 2 oeufs entiers,
- les carottes râpées,  
- 200 g de farine,
- 3 cuil café de levure chimique,
- 1 cuil café de cannelle en poudre et 1/2 cuil café de muscade en poudre.
En dernier ajouter 80 g de raisins secs, et 50 g de noix grossièrement hachées.

Faire cuire 1 h dans un moule à cake beurré.

Intérieur hyper moelleux et léger, croûte croustillante, parfun des épices et croquant des noix.... Un goût de paradis !

Je ne l'ai pas encore testé en moules individuels, mais y'a pas de raisons que ça ne marche pas.




 
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Lundi 25 mai 2009
De retour d'un WE super je tiens mes promesses et divulgue quelques recettes secrètes...

- Karkade

C'est une infusion de fleurs d'hibiscus (ça se trouve en herboristerie ou dans les épiceries orientales, et même chez Artisans du Monde). Une grosse poignée pour 2 l d'eau. Laisser infuser et refroidir, filtrer, et sucrer au goût avec du sirop de framboise (ou de la grenadine, mais c'est moins fin). Servir bien froid (avec des glaçons).



La couleur est magnifique, un beau rouge foncé, et l'acidité particulière de l'hibiscus donne beaucoup de fraicheur à cette boisson parfaite pour l'été.

Tout savoir sur le karkade : http://mangercestfou.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=659868

- L'apéritif énergisant sans alcool de Françoise

Françoise me corrigera si je me trompe : elle fait infuser 100 g de gingembre frais dans 1 ou 2 l de jus de raisin pendant une nuit, puis filtre le tout. (J'avais commencé par écrire 500 g de gingembre parce que c'est ce que j'avais compris, mais Françoise a promptement corrigé le tir en m'envoyant le message suivant : " 100g de gingembre par litre suffisent pour le goût, cet apéritif aurait-il eu d'autre effets tellement démoniaques que l'auteuse de ce blog ait cru qu'il y en avait 500g/l ??? "   ben euh je sais pas...)


C'est génial, épicé et parfumé, on a presque l'impression que ça monte à la tête comme de l'alcool.

J'étais venue seule à ce WE, je ne peux donc pas confirmer les rumeurs sur l'efficacité énergisante du gingembre...

Dans le même ordre d'idées, ma soeur Juliette concocte un planteur au gingembre qui fait des ravages :



- Planteur au gingembre

Râper plusieurs racines de gingembre, et les faire infuser dans un mélange :
- jus d'orange
- jus de banane
- jus de goyave
- jus d'ananas
- jus de mangue
- ...

Filtrer après une nuit au moins, et rajouter du rhum blanc et du rhum brun. Le gingembre est tellement "chaud" qu'il permet de limiter la teneur en alcool du planteur sans qu'on s'en rende compte. On peut quasiment supprimer le rhum et se faire du bien sans se faire de mal !

- La citronnade de Saloua



Passer au mixer (robot) des citrons bio coupés en rondelles fines avec leur peau (enlever les pépins).
Faire macérer 24 h dans leur volume d'eau, puis repasser au mixer et filtrer avec un tamis pas trop fin (laisser un peu de matière).

Utiliser ce mélange à la manière d'un sirop, en le coupant avec de l'eau bien fraîche et en le sucrant au goût.

C'est délicieux, vibrant de goût et très frais.




Voilà...  si avec tout ça vous ne tenez pas jusqu'au petit jour, ce ne sera pas à cause de moi !
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Lundi 4 mai 2009
De retour de 5 jours en Italie, à Milan et autour... Et comme toujours sous le charme de ce pays si beau, de cette langue si musicale, de cette cuisine si exquise et des italiens si...

Bon, l'amour ne me rend pas totalement aveugle, et je sais reconnaître un truc bizarre, même en Italie : au top du bizarre cette année, la pizza que j'ai vu proposer partout, la pizza aux frites... Si, si, une vraie pizza, avec des frites dessus ! Et en plus j'ai vu des gens en acheter et même en manger...

Autre chose bizarre, mais dans le bon sens : comment expliquer qu'au bout de 5 jours de pâtes, pizza, et autres italienneries j'ai perdu 1 kg ? Ca doit être l'italian paradox, il faudrait que je teste plus longtemps pour voir si au bout d'un an j'ai disparu..

Que vous dire d'autre sur ce voyage ?

Que les étudiants italiens ont bien de la chance, logés dans des universités - musées (celle de Milan est déjà pas mal et celle de Pavie m'a fait craquer : une succession de petits cloîtres gothiques... avec le wifi à l'intérieur !)



Une des cours de l'université de Milan



Une cour de l'université de Pavie


Que l'Italie, et plus spécialement Milan, est vraiment le pays du design : après une visite au tout nouveau  musée du design à la Triennale, celle de la boutique Alessi où j'ai envie de tout, du sous sol du grand magasin "La Rinascento" (l'équivalent des Galeries Lafayettes) entièrement consacré au design, et où on peut acheter une bonne partie des objets exposés au musée.
Dans ce même magasin, sur les toits, un bar à mozarella, façon sushi, où de délicieuses hôtesses japonaises préparent devant vous toutes sortes de mozarella (doit-on dire mozarelle ?)

J'ai profité de ces quelques jours à Milan pour retourner au Cimetière Monumental, le plus ahurissant cimetière que je connaisse, où les bourgeois milanais du siècle dernier (enfin, celui d'avant) faisaient assaut de munificence pour abriter leurs derniers jours. Le résultat vaut le voyage, à mon sens ! Là, j'en ai profité pour shooter plein d'anges, c'est tendance et kitsch, mais beau quand même... Et surtout, très varié (ci dessous, 3 au hasard dans ma collection)







Remontée aussi sur le toit du Duomo, mais en ce samedi de pont, nous étions bien trop nombreux pour apprécier sereinement cette gigantesque meringue.




Enfin, je me suis perdue dans les rues à la recherche des cours et des jardins cachés (il n'y a que ça ).





Vendredi, visite de Bergame, mais grosse déception : la ville est belle, mais bondée, à mi-chemin entre le Mont Saint Michel et les Baux de Provence, beaucoup trop de monde pour visiter tranquillement. En plus, ce n'est pas une ville "qui vit" c'est juste un beau décor pour les touristes. Même sentiment en visitant la Chartreuse de Pavie, c'est beau (si on aime les meringues baroques) mais ce n'est pas pour nous.


Bergame


Changement de décor à Pavie : petite ville universitaire merveilleuse où nous avons découvert une superbe église gothique (San Michele) ni en marbre ni en briques, ce qui en Italie n'est pas si courant.


Pavie, chapiteau de l'église 

Et enfin, émerveillement à Vigevano, tassée autour de son gigantesque château de briques. Rien de manque à notre bonheur : passages souterrains et secrets, écuries dessinées par Léonard, magnifique grande place renaissance, petites églises cachées...


Grand place de Vigevano


Les écuries du château

Et pour terminer, une idée géniale : l'expo impossible. Partant du constat qu'il devenait impossible (ou tout au moins terriblement cher et compliqué) de réunir les oeuvres d'un artiste, la RAI a proposé une expo de reproductions de haute qualité. Ce qui nous a permis d'admirer des quantités d'oeuvres de Léonard de Vinci, et même de nous apercevoir que sa célèbre Madone des Rochers avait été peinte en 2 exemplaires, avec lesquels il est très amusant de jouer au jeu des 28 erreurs. Ces tableaux étant respectivement au Louvre et à la National Gallery à Londres, c'est pas demain la veille que j'aurais pu voir les deux en même temps.


La vierge des rochers du Louvre



La vierge des rochers de Londres

A l'heure où la mairie d'Aix met le budget de la ville en péril pour produire des expos hors de prix sur Cézanne / Picasso, je préfère payer mon billet 3 € et voir plus de reproductions que 15 € pour voir moins de "vrais" tableaux dans l'obscurité et à une distance de sécurité telle qu'il devient difficile d'en apprécier les détails !


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