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Petites phrases :

" Un homme ment-il quand il déclare ouvertement " Je mens " ? Fedor Dostoievski, Souvenirs de la maison des morts

"L'amour est un piège tendu à l'individu pour perpétuer l'espèce." Schopenhauer

"The piano keys are black and white, but they sound like a million colours in your mind..." Chanté par Katie Melua (j'adore)

"Je n'aime pas l'idée d'avoir à choisir entre le ciel et l'enfer : j'ai des amis dans les deux ." Mark Twain

Y'a pas d'sots métiers y'en a quand même de très mal payés... Anis

On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. JW Goethe

Une voiture roulant à l'énergie solaire doit-elle être équipée d'essuie-glaces ?

Le signe le plus profond du mal être amoureux de notre société actuel c'est que Facebook ait ajouté un statut "c'est compliqué" dans le statut de la relation. (Lu sur
http://bashfr.org)

J'aime le mâle qui fait l'amour, j'aime pas l'amour qui fait mal...


We're not here for a long time, we're here for a good time.
Lu dans un restau à Bureau Beach, Langkawi, Malaisie

Le cinéma est un art, la télé est un meuble
. Lu à Avignon

Nagasaki ne profite jamais. Jean-Luc Fonck, Sttellla

« Dans une société bien organisée, quoique personne ne puisse parvenir à tout savoir, il faut néanmoins qu'il soit possible de tout apprendre. » (Talleyrand, Rapport sur l’instruction publique, septembre 1791).

Avant, en France, on avait la gauche caviar. Maintenant, on a la droite cassoulet : une petite saucisse et plein de fayots autour. Anne Roumanoff

Ce n'est pas le peuple qui devrait craindre le gouvernement, mais le gouvernement qui devrait craindre le peuple.  Thomas Jefferson


La légendaire pétogénie du cassoulet n’est qu’un ragot malveillant, probablement diffusé sournoisement par les géants du fastfood pour nuire à ce concurrent joyeux. Trouvé sur un blog marrant : http://jeromeestebe.blog.tdg.ch/plaisirs-carnes/je-vous-dessine-mon-cassoulet.html

 

"On ne trouve jamais le temps, on ne peut qu'employer au mieux celui qui nous est imparti." Robin Hobb, l'assassin royal. Merci à Minette pour cette citation.

 

Ne buvez pas au volant, buvez à la bouteille. (lu dans mon bar à vins préféré de Privas, Le Bouchon Littéraire, 2 place de l'hôtel de ville, tel : 04 75 20 80 54)

 

C'est parce que la vitesse de la lumière est plus grande que celle du son que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con.  

" Non, Zola n'est pas un fromage italien, Poe ne se change pas à 30 000 km, et Rabelais ne veut pas dire petit et costaud..." Lu à la librairie Charlemagne de Toulon.  

" Dieu que la vie est belle, même si l'on en meurt quelquefois." Prévert
 

Petit à petit, l'oiseau fait son nid. Piti à piti, li dromadaire rentre dans li couscoussier...

" La civilisation est un état transitoire qui ne présage en général rien de bon." Cyrille Kaszuk
 

L'absence de poils de barbe est la preuve que sur l'échelle de l'évolution de l'espèce, les navajos sont beaucoup plus éloignés du singe que tous ces hommes blancs velus. " Tony Hillerman, Le premier aigle.


" Ni Dieu, ni maître, que des maîtresses. "
Gérard Mordillat, Les vivants et les morts.


" La réalité c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire. "
Philip K. Dick


"
  Ceux qui ne participent pas à la bataille participent à la défaite. " Bertold Brecht


Vendredi 28 août 2009
Non ce n'est pas Lady Chatterley... Chez le Garde est un restau de Vauvenargues que je viens de découvrir. J'en entendais parler depuis longtemps, à chaque fois que je passais devant je me disais que je devrais y venir, et voilà c'est fait, et je pense que ce n'est que le début d'une longue histoire.



Tout dabord un cadre idyllique, à l'entrée de Vauvenargues, derrière la Sainte Victoire. Une grande terrasse qui hésite entre la déco recup - kitsch et la tente berbère (mais c'est très réussi). Un terrain de boules attend les joueurs, un petit coin salon, un hamac... on s'y sent tout de suite comme chez soi.

La carte est très simple : une grande ardoise. On n'a pas le choix des entrées, puisque c'est un assortiment :
- croustade de chèvre au miel (délicieuse)
- mini pastilla (splendide)
- gaspacho (manque un peu de sel)
- petit mesclun
- melon et magret de canard salé

 

C'est très joli, et très bon.

Plein de plats à choisir ensuite... J'opterai pour le tajine d'agneau aux fruits secs, une vraie merveille de goût et d'onctuosité. En fait c'est carrément une souris d'agneau confite, servie dans une sauce aux fruits secs parfumée, sucrée salée. Un délice !



Philippe a choisi des gambas, que je n'ai pas prises en photo, mais dont la présentation était superbe aussi, et qui paraît-il étaient succulentes.

J'aurais pu choisir aussi un tajine de poulet au citron confit, une daurade ou un loup grillé, un magret de canard au miel... et d'autres que j'ai oubliés. Ce sera pour la prochaine fois !

Au moment des desserts, une nouvelle ardoise, mais je n'avais déjà plus du tout faim. J'ai juste pris l'assortiment de sorbets : mangues, cassis, citron vert, absolument exquis tous les trois.
Philippe a craqué pour le Tiramisu aux fraises, et Caroline pour  le Trianon.

Pour accompagner ce repas de fête, on a testé le rouge du Domaine de la Lauzade, et c'était un excellent choix (15 € la bouteille de 50 cl, 22 € la grande) !

Le menu est à 25 €, ce qui franchement vu la qualité des plats est étonnant.

Voilà donc ma nouvelle adresse préférée...

Chez le Garde,
Quartier des Plaines (à l'entrée de Vauvenargues en venant d'Aix)
Tel. 04 42 24 06 82

Le site du restaurant : http://www.chezlegarde.com/


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Jeudi 20 août 2009
Eh oui... Si je voyage, c'est pour voir des paysages magnifiques, mais aussi pour rencontrer les gens qui habitent ces paysages. Et même si je ne suis pas très liante (heureusement je voyage généralement avec un grand communiquant devant l'éternel) ce qui fera la différence entre un voyage merveilleux et un voyage très bof, ce n'est pas tant les paysages que les gens que nous aurons croisés.

J'avais lu que l'accueil en Arménie est exceptionnel. C'est vrai, mais je dirais quand même un poil moins qu'en Thaïlande ou à Cuba. C'est aussi moins vrai en ville que dans les villages. Et en plus, cette fois ci, nous voyagions en groupe, ce qui ne facilite pas les contacts. Dans les coins touristiques (Noradouz, Erevan) pas mal de gamins ou de vieilles dames nous proposaient de façon insistante des dessins ou des chaussettes tricotées main. Ce n'est pas le Maroc, loin de là, mais ça m'agace. Il faut faire la part des choses : c'est vrai que notre niveau de vie est à des années lumière du leur, et qu'on peut les comprendre, mais j'ai tellement détesté cette oppression continuelle au Maroc que je réagis violemment à ce genre de sollicitation.

Mais ce n'était qu'à certains endroits et de surcroît notre guide, la merveilleuse Arminée, était tellement géniale que nous avons eu l'impression d'être accueillis par le pays tout entier.

Je n'arrive pas à prendre de photos de personnes à l'étranger, j'ai toujours l'impression d'être au zoo si je prends des êtres humains en photo. Ce qui fait que je n'en ai aucune à vous montrer pour l'Arménie. Par contre, voici un lien sur un album de photos magnifiques, prises par une compagne de voyages, Babeth.

A propos des arméniens, une blague racontée par la guide qui nous a fait visiter le musée d'Erebouni :

- Au moment de la distribution des nez, Dieu a appellé toutes les nations les unes après les autres et leur a demandé ce qu'ils désiraient.
Les italiens ont demandé un petit nez pour pouvoir faire des bisous.
Les allemands ont demandé un nez retroussé pour boire dans leurs choppes à bière.
et ainsi de suite jusqu'aux arméniens.
Les arméniens ont demandé : "Combien ça coûte ?" et Dieu à répondu que c'était gratuit. " Bon, et bien alors, donnez nous le maximum ! "

Cette histoire que je n'aurais pas retranscrite si elle ne m'avait pas été racontée par une arménienne rend bien compte de l'humour des arméniens, et du regard qu'ils portent sur eux mêmes. Une autre réflexion symptomatique d'Arminée, à propos de la fabrication des noix confites : " Il n'y a que des arméniens qui soient assez fous pour faire quelque chose d'aussi long et pénible".
En même temps, on sent une grande fierté d'être arméniens, et dans certains domaines, d'avoir su tirer les leçons du passé pour ne pas commettre les mêmes erreurs.

L'essentiel de ce que j'ai cru comprendre des arméniens vient d'Arminée. En effet, la communication avec mes rudiments de russe se limitait à peu de chose : une envie de savoir d'où nous venions, le fait que chaque arménien a un cousin qui vit en France, et que forcément ça crée des liens, beaucoup de gentillesse et d'intérêt pour les autres.

Encore une histoire qui nous est arrivée : la distillerie de tord-boyaux à base de fruits semble être une activité nationale, et nous avons rapidement découvert l'eau de vie de mûres (de mûrier, la "touth" par opposition à la mûre du roncier, la "moch").
En ayant acheté quelques litres au coin d'un bois et les ayant rapidement éclusés, nous nous sommes mis à la recherche de nouvelles provisions. Or dans les magasins, de la vodka en abondance mais point d'eau de vie de touth. Nous avons fini par en demander (en petit nègre aidé de gribouillis) à l'épicier de Djermouk, qui nous a répondu (ah, le pouvoir du langage des signes) qu'il n'en avait pas, mais en aurait le lendemain.
Et le lendemain, non seulement il avait en effet une bouteille pleine pour nous (bouteille de récup, bien sûr), mais en plus il a vigoureusement refusé de nous la faire payer.

D'où l'intérêt de maîtriser au moins le "merci" en arménien, ce qui n'est pas de la tarte, puisque ça se prononce approximativement : chnorakaloutioune. Autant dire qu'il m'a fallu plusieurs jours pour y arriver...

Puisque je n'ai pas de photos à moi pour illustrer cet article, j'emprunte quelques photos à mes compagnons de voyage.



Ce très vieux monsieur, multi médaillé et complêtement déphasé ramassait des sortes de bourgeons de pin à Djermouk. Il nous a fait comprendre par gestes qu'on pouvait les manger. C'est un peu âcre et résineux, avec une texture étrange mais pas mauvais. Il en ramassait des sacs plastiques pleins, sans nous prêter attention.  A part ses décorations, il était plus ou moins vétu de loques, et nous avons eu peur qu'il en soit réduit à ramasser ces bourgeons pour se nourrir. En fait Arminée nous a dit qu'ils servaient à la fabrication d'un alcool. (photo Aurélien)



Cette vieille dame vendait des bonnets tricotés main au cimetière de Noradouz. Des bonnets en vraie laine mais qui grattaient horriblement. Elles étaient plusieurs à proposer leurs ouvrages, et des enfants proposaient leurs dessins.
Les touristes étrangers comme nous n'étant pas légion en Arménie, je pense que leur négoce s'adresse avant tout aux touristes locaux. (photo Aurélien)



Ce joueur de Doudouk jouait dans le temple de Garni, et c'était absolument splendide. Le doudouk a une sonorité très grave et très poignante. Nous lui avons acheté un disque et un doudouk. Mais je suis tellement pas douée que contrairement à tous les autres, je n'ai jamais réussi à en tirer un son... Pour entendre le son du doudouk, une video youtube.  (photo Aurélien)


Un arménien n'entre pas dans une église sans mettre un cierge. Du coup l'intérieur des églises est souvent noirci de suie, et toute niche est recouverte de restes de cire fondue. (photo Aurélien)



Ce terrible chasseur d'ours est le guide qui nous a accompagné pour la randonnée (dans la boue) qui nous a conduite à Gochavank. Il ne parlait pas un mot ni de français ni d'anglais, je n'ai pas testé son russe. Il a fait toute la balade avec son sac plastique à la main, et ses bottes en caoutchouc prouvent que lui au moins était conscient des ruisseaux de boue que nous allions rencontrer et dans laquelle certains d'entre nous se sont enlisés... (photo Dominiqe P)


Ce couple était assis sur un banc devant sa maison dans un microspcopique village.  Philippe ne voulait pas prendre la photo en catimini, et il s'est souvenu d'une phrase d'Olivier Föllmi conseillant de parler aux personnes que l'on souhaite prendre en photo. Du coup il leur a demandé, et ils étaient super contents. Ils ont même joué le jeu à fond, et ont terminé avec la moitié du groupe sur les genoux ! Un bon souvenir et un plaisir partagé qui se voit sur la photo.


La seule photo faite par moi, à la demande des intéressés. A côté du caravansérail de Sélim, des arméniens en train de pique niquer avec barbecue, le dialogue s'établit, et s'ensuit une série de photos souvenir. Sur cette photo, de gauche à droite : Claudine, notre grande créatrice de liens, un arménien, notre Arminée, encore un arménien, Varoujan, d'origine arménienne, né en France et dont c'était le premier voyage en Arménie, sa femme, l'adorable Nory, d'origine mauricienne mais dont il m'a fallu plusieurs jours pour découvrir qu'elle n'était pas d'origine arménienne, et encore deux arméniens.
D'une manière générale on a croisé plein de pique nique, même sous la pluie, toujours avec barbecue, et on a quasiment toujours été invités à les partager. Près de la forteresse d'Amberd, c'est un berger semi-nomade qui voulait inviter tout le groupe à partager le thé.

Encore tant d'occasions de s'entraîner à prononcer Chnorakaloutioune !
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Mercredi 19 août 2009
En cette période de quasi canicule, quoi de mieux qu'une salade toute fraîche, et néanmoins assez consistante pour servir de plat unique ? C'est une recette de mon amie Anne-Sylvie, qui malgré (ou à cause de ?) ses origines suisses cuisine façon world food...

Après une rapide recherche sur internet il semblerait que sa recette ne soit pas très orthodoxe : le Bo Bun traditionnel se cuisine avec du boeuf, et elle met du porc : adaptation personnelle ou origines suisses qui ressortent ? En tout cas, c'est délicieux comme ça.



Vous aurez besoin :
- d'un gos coeur de salade croquante émincé grossièrement,
- d'un concombre épluché et coupé en bâtonnets,
- d'un gros bouquet de coriandre (pour ceux qui n'aiment pas la coriandre, j'ai testé la menthe, c'est bon aussi),
- d'un oignon émincé finement et grillé (les flemmardes pourront toujours mettre des oignons frits du commerce)
- de 250 g de vermicelles cuits al dente et refroidis (j'ai mis des capellini de Barilla coupés en 4, c'est encore moins orthodoxe mais toujours très bon)
- de 500 g de porc cuit et émincé. Je mets du filet mignon cuit au four, suffisamment longtemps pour que l'extérieur soit croustillant. L'intérieur reste tendre et la différence de texture est super
- d'une poignée de cacahuètes à l'ancienne hâchées grossièrement
- de sauce pour nem, toute faite ou home made : citron -  nuoc man - sauce soja

C'est vite fait (le plus long est de cuire la viande), et en plus cette salade a la propriété étonnante de se conserver correctement même une fois assaisonnée !

Dans le temps je faisais une salade qui ressemblait en mettant du boeuf cuit saignant à la place du porc, des lamelles de carotte et des rondelles de courgettes crues, et pas de vermicelles. Mais au point où on en est, on doit pouvoir faire évoluer le concept en mettant du poulet, du surimi ou des crevettes. C'est ça que j'aime dans la cuisine : tout est permis tant que c'est bon !

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Vendredi 14 août 2009
Rappelons que l'Arménie est un pays montagneux et vraiment froid l'hiver... Plusieurs conséquences à cet état de fait : les routes sont des routes de montagne avec enchaînement de cols et d'épingles à cheveux... et en plus, le goudron gèle et éclate l'hiver, ce qui fait que les routes sont en mauvais état. Si l'on ajoute à ce fait que l'Arménie n'est pas un pays riche et ne peut donc pas refaire le goudron tous les ans, vous aurez une petite idée de l'état du réseau routier.

En fait, c'est bien moins pire que ce que l'on pourrait imaginer. Il y a même entre Erevan et le lac Sevan une bonne centaine de km d'autoroute. Pour le reste, le réseau routier principal est à deux voies maximum, et certaines routes assez fréquentées sont en piteux état.

Un élément bien agréable : comme l'Arménie n'a pas de pétrole, mais entretient encore des relations correctes avec l'oncle russe, la plupart des véhicules roulent au gaz. Que ce soit les bus, avec les bonbonnes sur le toit, les camions ou les voitures particulières, peu d'essence, peu de gaz d'échappement, moins de pollution.




Deux bus avec les bonbonnes de gaz sur le toit.



Pour les amateurs de carrosseries, une impressionnante collection de vieux camions, vieux bus, et la gamme complète de la production soviétique, quelques vieux side-car, et quand même, avec le développement d'une nouvelle bourgeoisie TRES riche, des 4/4 flambant neufs aux vitres fumées...








Sur la route, les panneaux de signalisation me ravissent toujours, les dessins diffèrent d'un pays à l'autre, et j'en fais collection (en photo, bien sûr).







Encore quelque chose que l'on ne voit plus guère chez nous, sauf au fin fond de la campagne : les troupeaux sur les routes principales, accompagnés de bergers à cheval.





Tout ce petit monde vit apparemment en bonne intelligence : les bergers poussent les bêtes pour dégager un petit passage à notre bus, il faut bien dire que la circulation n'est pas très dense.











 
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Dimanche 19 juillet 2009
J'interromps le cours (déjà nonchalant) de mes Chroniques Arméniennes pour vous parler du Festival d'Avignon avant qu'il ne soit fini...

Cette année, on l'a pris cool, en y passant 8 jours, ce qui permet de voir plus de spectacles sur un rythme moins frénétique, et donc de mieux en profiter. Notre brave camion nous a conduit jusqu'au camping de la Barthelasse, ou comme toujours il a été l'attraction... 

Je change de formule cette année, et au lieu de ne vous parler que de mes préférés, vous livre mes commentaires au jour le jour... Comme toujours dans ma sélection, beaucoup de cirque, de la musique, et très peu de théâtre. 

Cette année nous avons presque échappé à la malédiction du premier spectacle nul... Notre premier spectacle, Pan Pot, du collectif Petit Travers, n'était pas complètement nul. On est même restés babas pendant les 10 premières minutes. Mais deux excellentes idées ne font pas un spectacle, et au bout d'une heure on avait vraiment fait le tour de la question... Ah oui, pour ceux que ça intéresse, c'est du jonglage... Note : 1*

Deuxième spectacle, toujours du cirque : Les Kalderas dans Magic Manouche Family. Je les avais vraiment adorés il y a quelques années. Là, ils ne sont plus que deux, lui est vraiment impressionnant, elle nettement moins. Le spectacle (en plein air et au chapeau) se laisse regarder avec plaisir, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. A 21 h dans la cour de la manutention. Note : 2,5*

On change de registre avec Paroles d'Etoiles, un spectacle sur les enfants juifs cachés pendant la guerre. Une copine du cirque joue dedans, et le spectacle est superbe. J'ai pleuré tout le temps, mais j'ai la larme facile. Les tout jeunes comédiens chantent, dansent, jouent du piano ou du violon, un sujet très fort qui fait réfléchir. C'est au Pulsion Théâtre à 13 h 45. Note : 3*



Encore un sujet sérieux avec Pepito Matéo dans "Dernier Rappel", puisqu'il nous parle de la vieillesse. Je l'avais déjà admiré dans "Parloir" sur les prisons, et c'est aussi bien. C'est à la fois très fort, très juste souvent drôle. C'est à la Manufacture à 17 h 55. Note : 2*

De nouveau du cirque, avec Tabù, du cirque gallois Nofit State. C'est un peu décevant, avec des moyens énormes, une structure évolutive splendide, mais beaucoup de gesticulations sans intérêt. Quelques beaux numéros, un genre d'enthousiasme un peu forcé... En plus les spectateurs doivent se déplacer tout le temps et il y a des moments entiers où je n'ai rien vu. Note : 1,5 *

Un groupe vocal très sympa, 2 garçons, 2 filles, des voix superbes, c'est très bien. Avec un baryton qui fait des percus buccales carrément impressionant. Le jeu de scène est simple et amusant. Ca s'appelle Barber Shop Quartet, c'est au Monte Charge à 12 H, et c'est vraiment bien. Note 3* www.barber-shop-quartet.com

Une fois de plus les Accrostiches ont fait fort... Toujours accompagnés de leur génial musicien Octave, nos trois joyeux lurons ont encore fait des progrès, et leur spectacle est encore plus drôle, plus fluide, plus génial. Et en plus cette fois, ils avaient invité une sublime cordeliste, Nadine. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, c'est du cirque : portés acrobatiques, jonglage et équilibre, le tout en musique et en rires. Un des mes spectacles préférés. C'est à l'espace Vincent de Paul à l'île Piot à 17 h. Il est plus que prudent de réserver plusieurs jours à l'avance, je ne suis pas la seule à les adorer. Note : 3,5 *

Après ça, un spectacle que j'avais aimé il y a quelques années, Les Frères Brother. Ben là, ils m'ont déçue. C'est toujours le même spectacle, et ça fait déjà un bout de temps qu'ils le tournent. En plus il faisait une chaleur d'enfer à Avignon. Alors, un peu fatigués les Frères ? Je suis restée sur ma faim. Au Monte Charge à 20 h 45. Note : 1,5 *

De retour à l'ïle Piot pour le Plateau Cirque présenté par la région Midi Pyrénées tous les jours à 18 h 30. Des élèves de 3° année de l'école du Lido, que du beau, du bon, du génial. En plus c'est gratuit, le lieu est sympa, franchement allez-y. Note : 3*

Après ça, Ivre d'Equilibre de Pascal Rousseau dont on nous avait pourtant chanté les louanges nous a bien déçu. Le personnage est assez attachant, il nous parle de son grand père berger dans les Pyrénées, le décor, la structure, sont superbes, mais... y'a quelque chose qui ne passe pas. La technique des numéros n'est pas à la hauteur du "cinéma" qu'il fait autour, la musique, pourtant belle, est trop forte... en bref, c'est un spectacle "presque..." et c'est encore plus énervant. C'est au Collège de la Salle à 15 h. Note 2 *

Une bonne surprise avec un groupe vocal à capella, Elull Noomi. Quelque part entre Zap Mamma, Nosfell et Bobby Mc Ferrin, dans une langue inventée et sur leurs propres musiques (et une bonne part d'improvisation) c'est très agréable à entendre, les chanteurs sont visiblement heureux de chanter, il se dégage quelque chose de positif et de vraiment sympa. Et pourtant, j'étais fatiguée et susceptible de décrocher facilement. C'est à 19 h 30 à la maison de l'Avocat (juste hors les murs). Note : 2,5 *

Un petit bijou de spectacle de cirque : " L'essenciel" de la Compagnie (Rêve)2. Ils sont juste tous les deux, ils s'aiment et ça se sent. La structure est super jolie avec un côté "nid du marsupilami". C'est frais, techniquement éblouissant, et ce qui ne gâte rien, lui est super sympa, et elle est super mignonne. C'était à Villeneuve, mais c'est fini. Par contre ils viennent d'Uzès, c'est pas loin, et peut être qu'on les reverra par ici ? Note : 3,5 * www.reve2.com



Premier spectacle nul, pourtant chaudement recommandé... White Side Story, des clowns russes au Théâtre des Béliers. Pourtant la première image est magnifique, un monde blanc endormi, l'ambiance est belle avec force bulles de savon et jeux de lumière. Mais on ne comprend rien à l'histoire, c'est quand même au bord de l'hystérie, et Dieu que ça paraît long !
Note : 0 *

Oignons, Carottes et Petite Fleur, comme son nom l'indique c'est un hommage à Sidney Bechet. Pas de flyer, pas de carte, on est 15 dans la salle... Pourtant la musique est géniale et bien jouée, les musiciens (des gentils papys) sont sympas, mais les petites scènes intermédiaires sont consternantes, heureusement pas trop longues. J'ai quand même appris des choses intéressantes sur Sidney Bechet, par exemple qu'il avait composé "Petite Fleur" en allant pisser au milieu d'une session ! C'est à Présence Pasteur à 18 h. Note : 2 *

Warren Zavatta : encore un spectacle presque très bien. Warren règle ses comptes avec son illustre aïeul et le monde du cirque. C'est drôle, le rythme est d'enfer, le personnage sympa, mais je ne suis pas complètement rentrée dans l'histoire. Un peu trop mélo à la fin.  Au Collège de la salle à 20 h. Note : 2,5 *

J'avais déjà repéré l'affiche l'an dernier. Cette fois ci, je suis allée voir la pièce. Impudique ? au Bourg Neuf à minuit. On ne comprend pas grand chose à l'histoire, mais la musique est très belle, les comédiens sont jeunes et beaux et sincères. Je salue la performance, à défaut d'avoir tout apprécié. Note 1,5 *



Du superbe : Ieto, à 14 h à l'espace Vincent de Paul à l'île Piot. Quelques bancs, deux acrobates qui défient les lois de la physique, la structure qui se construit sous nos yeux. Tout simplement génial. Note : 4*

Pour changer, le Contoir des Ecrits Vins à 18 h 30 à la Maison des Côtes du Rhône. On boit (du Côtes du Rhône) en écoutant 5 chanteurs (globalement excellents) nous chanter des chansons à boire de tous les siècles. Drôle et divertissant, largement mieux que ce que j'en attendais. Note : 2,5 *

Presque bien, cette malédiction nous a poursuivi cette année : et encore une fois avec Sweet System, à 21 h 45 au Palais Royal. Elles n'étaient là que depuis la veille, sans doute la raison d'un son aussi pourri. En tout cas, ce son pourri nous a gâché tout le concert. Dommage, car ces trois chanteuses de jazz semblent avoir tout pour plaire : des superbes voix, une pêche d'enfer, un répertoire de standards... Mais là, on n'a pas entendu grand chose. Je leur donnerais volontiers une seconde chance ! Note : 1,5 * en l'état.


Un dernier petit bijou, qui mérite que vous vous leviez tôt : L'arbre sans Fin, d'après Claude Ponti, à 1O h au Gilgamesh. La merveilleuse comédienne, Isabelle, mime et raconte l'histoire en langue des signes (ses deux parents étaient sourds, c'est sa langue maternelle). Nicolas et François lisent l'histoire, et la "bruitent" avec toutes sortes d'instruments. C'est génial, on sort de là décidé à apprendre la langue des signes, émerveillés et conquis par ce trio. Ils racontent aussi dans la même formule à 16 h 30 sur l'esplanade du Palais des Papes l'histoire des musiciens de Brême, et c'est aussi bien. Mon coup de coeur cette année. Note 4*.
















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