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Un peu de tout...

Lundi 20 avril 2009
Encore un coup de l'Orangemania ? Le remède anti-déprime à la mode ? Un peu tout ça, et furieusement bio-bio, mais vraiment très amusant...
Grâce à un merveilleux petit livre de ma collection  chérie ("Mon grain de sel") j'ai pris conscience un beau jour que presque tout ce qui pousse dans mon jardin est comestible...



Le livre s'appelle "La cuisine des petits chemins,  ou comment faire une salade de ses promenades, un dîner de ses randonnées ou une ratatouille de ses vadrouilles.." et comme toujours dans cette collection est aussi joli à regarder que plaisant à lire et à utiliser.


Grâce à Jeanne Odile, je mettais déjà des fleurs de bourrache dans ma  salade (très bon pour tout, la bourrache, et tellement jolie ! D'ailleurs les petites fleurs bleues sur la couverture du livre, c'en est), regrettant amèrement que cette soi-disant mauvaise herbe ne fréquente pas mon jardin à moi.
Grâce à Gisèle, j'ai appris à repérer la roquette blanche ou jaune, et je me suis rendu compte qu'il en poussait absolument PARTOUT ! De quoi faire de sérieuses économies de nos jours où les primeurs sont vendus au prix de l'or, voire du platine...

Après ça, je suis tombée sur un joli blog, "
La cuisine des Korrigans" ou comment mettre orties et pissenlit à son menu, et finalement le blog d'un passionné de plantes sauvages qui se mangent, Yoann Hue , à mon avis ce qui se fait de plus complet sur la question... Si vous voulez manger de l'egopode, de la tanaisie, de la mouronette ou des conopodes, vous êtes au bon endroit. Notez quand même que beaucoup des recettes proposées sont signées de Marc Veyrat, qu'on se le dise !



Et donc, pour revenir au titre de cette chronique, oui, les soucis sont comestibles, et en plus, c'est ravissant ces pétales orange dans la moindre salade. Alors, au lieu de les ruminer, mangez les !

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Lundi 13 avril 2009
C'est ma nouvelle maladie, l'orangemania a frappé ! Je préviens charitablement mon lectorat masculin (s'il existe) que cet article n'a aucune chance de l'intéresser... Est-ce le printemps ? Voilà que je cède à la tendance "histoires de filles"...

Toujours est-il qu'au cours des derniers mois, je n'ai acheté que des vêtements ou accessoires oranges. A peine ai-je craqué pour un petit débardeur rouge, sinon c'est orange, orange, orange.

L'addiction est telle, que passant l'autre jour devant la vitrine de Promod, mon regard a été attiré par le fond de la boutique ou une sublime harmonie d'orange et de rose indien me criait "Viens m'acheter, viens m'acheter.." Je suis faible, j'ai franchi le seuil de la boutique dans un état somnambulique, j'ai essayé tous les vêtements oranges dans toutes les tailles, et je suis ressortie avec un grand t-shirt et un débardeur (que soit dit en passant, ma fille m'a volé le soir même, comme quoi l'orange mania ne frappe pas que moi).

Mais pourquoi Orange, m'interroge-je dans mes rares moments de lucidité ? Couleur, qui il y a peu ne m'évoquait qu'une tendance lourde de la déco des années 70, et l'épouvantable papier peint géométrique en camaieu de brun et d'orange qui allait avec  (voir ci dessous) ?




Au début de mon orange mania, la tenue de scène de Voice Gang, le groupe de jazz vocal dans lequel je chante (http://voicegang.over-blog.com). Puis, la peinture du plus beau camping car du monde (voir ci dessous...). Oui, je sais, comme ça, il a l'air jaune, mais à l'intérieur il est Orange !




Puis je pense que la mode a dû s'en méler, car j'ai commencé à voir de plus en plus de jolies choses orange dans les magasins et les magazines. Ou bien c'est que mon esprit, déjà atteint par l'orange mania les voyait, alors qu'il les ignorait avant...

Du coup, je suis allée voir sur l'indispensable wikipedia à quoi était associé l'orange :

L'orange (ou safran) est la couleur sacrée de l'hindouisme. Elle représente le feu purificateur, du corps et des passions, synonyme de libération.

Dans la symbolique bouddhiste, la couleur orange désigne le second chakra du corps humain, il fait lien vers la créativité et le dynamisme. Les moines bouddhistes se drapent dans des vêtements de couleur orange. 

Dans la symbolique occidentale, l'orange est associé à l'energie. L'origine de cette symbolique réside dans le fait que l'orange est la couleur du soleil.

En bref, si j'aime l'orange, c'est que j'ai besoin de me réchauffer, de ma libérer ou que j'ai le feu sacré ? Ou alors, que je traverse une période particulièrement créative (ma foi, si vous lisez ce blog, qu'en pensez-vous ?)

En conclusion, devinez ce que nos avons mangé à midi ? De la purée de patates douces, qui en plus d'être délicieuse, est d'un merveilleux orangé doux et lumineux...


 

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Lundi 6 avril 2009
J'ai découvert les graphs d'artistes de rue lors d'une visite de Ménilmontant, il y a quelques années. Parce que la personne qui me les a fait découvrir les aimait et les faisait aimer, ce que j'aurais pu considérer comme un graffiti de plus, m'est soudain apparu comme un art éphémère et fragile, et d'autant plus précieux.

Depuis je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de partir à la recherche des graphs parisiens. Par chez moi, il n'y a que des tags - et je n'aime pas les tags. J'en ai croisé un très joli à Pernes les Fontaines, puis par ci par là, mais sans avoir un appareil photo sous la main.



Aussi, quand au détour d'une rue, lors de ma dernière balade à Paris, je suis tombée nez à nez avec la silhouette blanche très reconnaissable signée Jérôme Mesnager, ça a été comme un signe, et j'ai consacré les heures suivantes à en chercher d'autres.





J'ai découvert de nouveaux grapheurs : "mosko et associés" qui représentent apparemment surtout des animaux de la jungle.








Autre tendance que j'ai découverte cette fois ci : les graphs à plusieurs mains (ici, jérôme mesnager et mosko) sans que je sache si c'est voulu des deux côtés...


Mon préféré, c'est Nemo. J'aime son univers tendre, le fil rouge du ballon (rouge, justement), les petites histoires que racontent ses graphs. Je n'ai pas retrouvé ceux que j'avais vus la dernière fois, mais j'en ai trouvé deux, dont un très abîmé.





J'aurais voulu avoir plus de temps, mais il fallait rentrer...

Et pour finir, deux petites trouvailles, pas vraiment des graphs, mais qui m'ont touché :




Celui-ci, à l'entrée d'un jardin partagé... autre jolie idée parisienne dont je vous parlerai un de ces jours !
 

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Samedi 7 mars 2009
Est-ce d'être allée voir, sans aucune idée de ce que c'était, "Slumdog Millionaire", et d'avoir pris en pleine tête la violence des rapports sociaux en Inde - et encore, je sais que ce n'est rien par rapport à la réalité - mais voilà que me revient un texte de Jonathan Swift (oui, celui de Gulliver). Ecrit en 1729, d'une noirceur et d'une actualité étonnante...

J'ai coupé quelques passages, car le texte est long, mais vous trouverez facilement l'intégralité du texte, sur Internet ou en librairie...

MODESTE PROPOSITION

POUR EMPÊCHER LES ENFANTS DES PAUVRES D'ÊTRE À LA CHARGE

DE LEURS PARENTS OU DE LEUR PAYS ET POUR LES RENDRE UTILES AU PUBLIC

 

C'est un objet de tristesse, pour celui qui traverse cette grande ville ou voyage dans les campagnes, que de voir les rues, les routes et le seuil des masures encombrés de mendiantes suivies de trois, quatre ou six enfants, tous en guenilles, importunant le passant de leurs mains tendues. Ces mères, plutôt que de travailler pour gagner honnêtement leur vie, sont forcées de passer leur temps à arpenter le pavé, à mendier la pitance de leurs nourrissons sans défense qui, en grandissant, deviendront voleurs faute de trouver du travail (...).

Je pense que chacun s'accorde à reconnaître que ce nombre phénoménal d'enfants pendus aux bras, au dos ou aux talons de leur mère, et fréquemment de leur père, constitue dans le déplorable état présent du royaume une très grande charge supplémentaire ; par conséquent, celui qui trouverait un moyen équitable, simple et peu onéreux de faire participer ces enfants à la richesse commune mériterait (…) qu'on lui élève pour le moins une statue comme bienfaiteur de la nation.

(...)

Il est vrai qu'une mère peut sustenter son nouveau-né de son lait durant toute une année solaire sans recours ou presque à une autre nourriture, du moins avec un complément alimentaire dont le coût ne dépasse pas deux shillings, somme qu'elle pourra aisément se procurer, ou l'équivalent en reliefs de table, par la mendicité, et c'est précisément à l'âge d'un an que je me propose de prendre en charge ces enfants, de sorte qu'au lieu d'être un fardeau pour leurs parents ou leur paroisse et de manquer de pain et de vêtements, ils puissent contribuer à nourrir et, partiellement, à vêtir des multitudes.

(…)

Etant généralement admis que la population de ce royaume s'élève à un million et demi d'âmes, je déduis qu'il y a environ deux cent mille couples dont la femme est reproductrice, chiffre duquel je retranche environ trente mille couples qui sont capables de subvenir aux besoins de leurs enfants, bien que je craigne qu'il n'y en ait guère autant, compte tenu de la détresse actuelle du royaume, mais cela posé, il nous reste cent soixante-dix mille reproductrices.
J'en retranche encore cinquante mille pour tenir compte des fausses couches ou des enfants qui meurent de maladie ou d'accident au cours de la première année. Il reste donc cent vingt mille enfants nés chaque année de parents pauvres.
Comment élever et assurer l'avenir de ces multitudes, telle est donc la question puisque, ainsi que je l'ai déjà dit, dans l'état actuel des choses, toutes les méthodes proposées à ce jour se sont révélées totalement impossibles à appliquer (...).

Nos marchands m'assurent qu'en dessous de douze ans, les filles pas plus que les garçons ne font de satisfaisants produits négociables, et que même à cet âge, on n'en tire pas plus de trois livres, ou au mieux trois livres et demie à la Bourse, ce qui n'est profitable ni aux parents ni au royaume, les frais de nourriture et de haillons s'élevant au moins à quatre fois cette somme.

J'en viens donc à exposer humblement mes propres idées qui, je l'espère, ne soulèveront pas la moindre objection. 

Un américain très avisé que j'ai connu à Londres m'a assuré qu'un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l'âge d'un an un met délicieux, nutritif et sain, qu'il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j'ai tout lieu de croire qu'il s'accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

Je porte donc humblement à l'attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n'en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs - la raison en étant que ces enfants sont rarement le fruit du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu'en conséquence, un seul mâle suffira à servir quatre femelles. On mettrait en vente les cent mille autres à l'âge d'un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus, et gras à souhait pour une bonne table. Si l'on reçoit, on pourra faire deux plats d'un enfant, et si l'on dîne en famille, on pourra se contenter d'un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d'un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

J'ai calculé qu'un nouveau-né pèse en moyenne douze livres, et qu'il peut, en une année solaire, s'il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.

On trouvera de la chair de nourrisson toute l'année, mais elle sera plus abondante en mars, ainsi qu'un peu avant et après, car un auteur sérieux, un éminent médecin français, nous assure que grâce aux effets prolifiques du régime à base de poisson, il naît, neuf mois environ après le Carême, plus d'enfants dans les pays catholiques qu'en toute saison ; c'est donc à compter d'un an après le Carême que les marchés seront le mieux fournis, étant donné que la proportion de nourrissons papistes dans le royaume est au moins de trois pour un ; par conséquent, mon projet aura l'avantage supplémentaire de réduire le nombre de papistes parmi nous.

Ainsi que je l'ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d'un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j'inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point qui, je le répète, fournira quatre plats d'une viande excellente et nourrissante, que l'on traite un ami ou que l'on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu'à ce qu'elles produisent un autre enfant.

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l'avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d'admirables gants pour dames et des bottes d'été pour messieurs raffinés.

(…)

Je pense que les avantages de ma proposition sont nombreux et évidents, tout autant que de la plus haute importance.

D'abord, comme je l'ai déjà fait remarquer, elle réduirait considérablement le nombre des papistes qui se font chaque jour plus envahissants, puisqu'ils sont les principaux reproducteurs de ce pays ainsi que nos plus dangereux ennemis (…).

Deuxièmement : les fermiers les plus pauvres posséderont enfin quelque chose de valeur, un bien saisissable qui les aidera à payer leur loyer au propriétaire, puisque leurs bêtes et leur grain sont déjà saisis et que l'argent est inconnu chez eux.

Troisièmement : attendu que le coût de l'entretien de cent mille enfants de deux ans et plus ne peut être abaissé en dessous du seuil de dix shillings par tête et par an, la richesse publique se trouvera grossie de cinquante mille livres par année, sans compter les bénéfices d'un nouvel aliment introduit à la table de tous les riches gentilshommes du royaume qui jouissent d'un goût un tant soit peu raffiné, et l'argent circulera dans notre pays, les biens consommés étant entièrement d'origine et de manufacture locale.

Quatrièmement : en vendant leurs enfants, les reproducteurs permanents, en plus du gain de huit shillings par an, seront débarrassés des frais d'entretien après la première année.

Cinquièmement : nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s'enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique (…)

Sixièmement :  ce projet constituerait une forte incitation au mariage (…). Il accentuerait le dévouement et la tendresse des mères envers leurs enfants, sachant qu'ils ne sont plus là pour toute la vie, ces pauvres bébés dont l'intervention de la société ferait pour elles, d'une certaine façon, une source de profits et non plus de dépenses. Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras - les hommes deviendraient aussi attentionnés que leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu'ils le sont aujourd'hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d'une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu'ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied.

(…) 

D'un coeur sincère, j'affirme n'avoir pas le moindre intérêt personnel à tenter de promouvoir cette oeuvre nécessaire, je n'ai pour seule motivation que le bien de mon pays, je ne cherche qu'à développer notre commerce, à assurer le bien-être de nos enfants, à soulager les pauvres et à procurer un peu d'agrément aux riches. Je n'ai pas d'enfants ont la vente puisse me rapporter le moindre penny ; le plus jeune a neuf ans et ma femme a passé l'âge d'être mère.

Jonathan SWIFT - 1729

 

 

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Dimanche 25 janvier 2009
C'était difficile de passer à côté aujourd'hui : le Mac a 25 ans. Et sans être au jour prêt, je peux dire que j'ai passé ces 25 ans avec lui.

Premier souvenir de Mac : sur l'autoroute du soleil, en descendant vers Sète, un arrêt dans une station essence, et là, sur un écran télé, la première pub française pour Mac : Apple invente Macintosh. Je trouve le nom bizarre, mais ça s'arrête là.

Ensuite, au boulot, j'utilise les premiers PC sous MS/Dos : le vrai cauchemar. Au même moment, on me permet d'utiliser un des premiers Mac, et là, c'est la révélation : en une heure je sors un document 100 fois plus beau que celui que j'aurais galéré 4 h à faire sous PC.



Ensuite, j'achète mon premier Mac : un SE 30, qui sera l'ami de tous les instants. Un machine étonnante, avec un disque dur de 40 Méga, (oui je sais, ça fait rire auourd'hui, mais ça marchait parfaitement !)


Pour le boulot, j'achète un LC3, toujours sans problème.



Quelques années plus tard, j'achète un PowerMac 4400 : ma seule déception dans le monde Apple. Une machine qui ne me plaira jamais vraiment, et qui finira, comme beaucoup d'exemplaires de ce modèle par mourir d'un problème d'alimentation. Par contre, j'ai compris la leçon, un ordi, ça ne se prête pas, ça se garde pour soi tout seul... 


Au boulot, après avoir usé un Performa 6200, j'ai été obligée de passer sur PC, d'abord sur sur Windows NT, puis sur XP. Je pense que j'ai eu la chance d'éviter les systèmes les plus pourris, comme 95, 98, 2000, et j'en passe, mais la cohabitation se passe plutôt bien. Il faut dire que les PC récupèrent rapidement toutes les trouvailles des Mac, et que les machines se ressemblent de plus en plus.

Sonne un jour pour moi l'heure de me racheter un ordi pour la maison. Je tâtonne un peu, PC ou Mac, ordi de bureau ou portable ? Entre temps était entré dans la maison le MacBook G3 de Caroline. Jolie petite machine, mais j'achoppais sur l'absence de word et excel.

Finalement, je fais mon choix, ce sera le MacBook G4 blanc, et du premier instant entre nous ce sera le grand amour. Même si je m'énerve quand je ne trouve pas l'équivalent de "control-alt-suppr" et que je ne comprends toujours pas pourquoi on appelle "option" la touche sur laquelle est écrit "alt"...



Je désespère aussi de trouver un logiciel de messagerie qui me plaise autant que Outlook, et un logiciel de traitement d'images aussi simple et efficace que Picture manager.



Parmi les Mac qui m'ont vraiment fait envie, toute la gamme en couleurs vives, façon aquarium... J'ai regretté le virage zen, et la gamme blanche ou noire. Bien que dans cet esprit, la nouvelle gamme alu est une vraie réussite, et le MacAir est sublime, il faut bien le reconnaître. 





Mac et moi, je pense que ça va durer encore un moment... surtout qu'après que je l'ai fait fait tomber du haut d'une table, l'Apple Store me l'a réparé à l'oeil, et me l'a rendu tout beau, tout propre !










 

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Vendredi 9 janvier 2009
Lu aujourd'hui dans Le Monde : Christine Boutin veut recenser les SDF...

Ferait pas mieux de les aider au lieu de les compter et de coller des procès aux associations qui font ce qu'elles peuvent ?

Quelle tâche cette bonne femme... des fois j'ai honte d'être du même sexe et de porter le même prénom qu'elle ! 

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Jeudi 8 janvier 2009
Pour une fois la météo ne s'était pas trompée : hier, mercredi 7 janvier, les Bouches du Rhône ont été paralysées par une grosse chute de neige...

Ca a commencé dès le matin : réveillée par un calme inhabituel, je suis vite allée voir, tout était blanc, et la neige tombait toujours à gros flocons. Il a neigé jusqu'au milieu de l'après-midi, et en fin de compte, il est bien tombé 35 cm dans mon jardin. Une belle neige, épaisse, très dense, un peu collante.

Ici, quand il neige, tout le monde a compris la leçon : on ne va pas travailler, on reste chez soi. Ce qui fait que tout le monde était dans la rue, où aucune voiture ne passait, bien sûr. Les uns prenant des photos, les autres faisant des bonhommes de neige avec leurs enfants, d'autres admirant simplement l'étrangeté de toutes les choses couvertes de neige.

Ce qui est génial, c'est que la neige modifie les rapports humains : on se dit bonjour, on se sourit, on échange quelques mots, là où d'habitude on passe sans s'arrêter.

Parmi les choses très drôles : un monsieur en combinaison de ski, qui nous demande où sont les remontées mécaniques, l'unique chasse neige du village échoué dans un fossé, les bonhommes de neige tous plus marrants les uns que les autres.

Ici, au village, on n'a vu personne à ski, mais j'ai vu des vidéos de Marseille, où des skieurs de fond remontaient la Canebière. Et ce matin, derrière la salle des Fêtes, un gamin en snowboard se faisait tirer par un 4*4...





L'Arc sous la neige, et d'un coup, Les Milles prennent une allure de Canada...





Bien à l'abri sous la génoise !





La petite maison sous la neige.





C'est ma rue !





Marcel, the family snowman





Ce matin avec un rayon de soleil, c'est magique.

 



Et voilà, je profite de l'occasion pour vous souhaiter la meilleure année 2009 possible. 

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Jeudi 11 décembre 2008
D'année en année la coutume atroce qui consiste à pendre haut et court des Pères Noël prend de l'ampleur. Arrêtons le massacre tant qu'il est encore temps !!!

J'imagine que les odieux lyncheurs sont des personnes qui ont souffert dans leur enfance, à qui le Père Noël n'a pas toujours apporté tous les cadeaux dont ils rêvaient, mais il est temps de pardonner...

Pas plus loin que dans mon village, sur la façade d'un seul immeuble, j'ai compté pas moins de 9 Pères Noël, tous dans des situations difficiles, accrochés par les poignets, ligotés à des balcons, seuls dans le froid et la pluie.







Unissons nous en un grand mouvement pour un monde plus humain. Venons au secours de ces pauvres Pères Noël, sauvons les, aidons les !

Une autre grande cause que je propose à votre sens civique et votre conscience écologique : le concours de balcons illuminés qui sévit en ce moment. Pas plus loin que dans mon village (oui, je sais, je me répète...), une centrale nucléaire modèle Tchernobyl a dû être rallumée pour alimenter le Luna Park des balcons de Noël. 




L'an dernier dans les hauts quartiers de Toulon, on y voyait comme en plein jour, et la ville entière s'embouteillait dans le lotissement pour s'ébaudir devant les créations clignotantes.

Un fou furieux avait même installé dans son jardin un Père Noël gonflé à l'air chaud, de près de 10 mètres de haut, que l'on distinguait parfaitement de la mer, et qui en d'autres temps lui aurait certainement valu une condamnation comme naufrageur...

 




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Mardi 25 novembre 2008

 

Une très jolie initiative pour offrir des cadeaux aux enfants qui n'en ont pas. 

Chaque jour jusqu'à Noël, des dessinateurs de BD offrent une planche au site Mon beau sapin. Y'en a des drôles, des tendres, des acerbes, des longues des courtes... 

 

Toutes les visites sont comptabilisées. Et juste avant Noël, grâce à son partenaire (Orange), Monbeausapin.org versera à la Croix-Rouge Française une somme proportionnelle au nombre  total de visiteurs. Ce don sera offert à l'opération "Arbres de Noël" de la Croix Rouge, afin d'offrir des cadeaux aux enfants défavorisés.

Il n'y a rien à cliquer, rien à acheter, il suffit de venir lire de la BD, et en parler autour de soi ! Il ne s'agit pas de venir le plus de fois par jour, mais d'être le plus nombreux possible. Venir une fois ou 50 fois par jour, ça revient au même, puisque c'est le nombre de visiteurs UNIQUES et pas de visites qui est calculé.

Et puis si vous en avez envie, vous pouvez toujours faire un don en ligne à la Croix-Rouge.


J'sais pas c'que j'ai en ce moment, je deviens prolixe...



 


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Mardi 25 novembre 2008

Dans Le Monde du 25 novembre 2008

Pour la troisième fois en moins d'un mois, un sans-abri a été découvert mort, mardi 25 novembre après-midi, en région parisienne. C'est l'association Emmaüs, en train de faire sa première tournée pour venir en aide aux SDF dans le bois de Vincennes, à Paris, qui l'a trouvé près de l'esplanade du château de Vincennes. Selon le délégué général de l'association, il semblait"mort depuis un bon moment".

Deux SDF ont trouvé la mort avant lui en région parisienne au mois de novembre, l'un à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, en raison du froid, l'autre dans le bois de Vincennes. Selon les associations, environ 200 personnes vivent en permanence sous des abris précaires dans le bois de Vincennes.

Plus tôt dans l'après-midi, la Ville de Paris avait annoncé la prochaine mise en place d'"une mission bois de Vincennes" pour convaincre les SDF installés dans le bois d'accepter un hébergement. Cette mission, composée de travailleurs sociaux, d'une équipe de bénévoles et de plusieurs compagnons d'Emmaüs, devrait être opérationnelle dans les prochains jours. Elle sera cofinancée par la ville et par l'Etat.

Dans un communiqué, la Ville de Paris souligne aussi qu'elle a renforcé, dès vendredi,"l'intervention de l'unité municipale d'aide aux sans-abri, en lien avec le Samu social seul habilité à prendre d'office les mesures de protection nécessaires si un risque vital est constaté". Un gymnase a été ouvert dans le 14arrondissement, où 74 personnes ont été hébergées dans la nuit de dimanche à lundi. Sa capacité d'accueil est de 100 personnes. Un second gymnase devait être mobilisé dans le 12e. De son côté, la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin, avait annoncé, dimanche, qu'elle allait "avoir avec la Ville de Paris une réunion de travail sur des solutions d'hébergement innovantes afin de mettre à l'abri des personnes vivant depuis plusieurs années dans le bois de Vincennes".


Des discours, des discours, des promesses, et pendant ce temps ceux qui essayent vraiment de faire quelque chose prennent 18 000 € d'amende.


Bon, cette révolution, on la fait ?


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